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Film culte La Grande Vadrouille

C'est le 8 décembre 1966 que « La Grande Vadrouille » sort dans les salles. Il deviendra rapidement un film culte du cinéma français.

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Film Franco-Britannique de Gérard Oury
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En 1942, pendant l'Occupation, un bombardier britannique embarquant cinq hommes d'équipage est abattu au-dessus de Paris par la Flak, lors d'un retour d'assaut aérien. Ses occupants sautent en parachute.
Deux sont faits prisonniers, les trois autres parviennent à échapper aux Allemands. Le premier, sir Reginald Brook (alias « Big Moustache »), atterrit dans le zoo de Vincennes, le second, Peter Cunningham, sur la nacelle d'un peintre en bâtiment, Augustin Bouvet, et le dernier, Alan MacIntosh, sur le toit de l'opéra Garnier avant de se réfugier dans la loge d'un chef d'orchestre acariâtre, Stanislas Lefort.

Bouvet et Lefort doivent alors, malgré eux, cacher les aviateurs avant de les aider à rejoindre la zone libre, et de là l'Angleterre. 
Pourchassés par les Allemands et notamment par le major Achbach, les fugitifs traversent de nombreuses péripéties lors de leur voyage vers la Bourgogne. Ils franchiront enfin la fameuse « ligne de démarcation », avec l'aide de Germaine, la patronne de l'« hôtel du Globe » à Meursault, et atteindront la zone libre en planeurs.
Genèse de « La Grande Vadrouille »
Un véritable fait divers a inspiré Gérard Oury et Jean-Charles Tacchella son coscénariste : 
en 1942, un avion allié canadien a été abattu au-dessus de Paris et les membres de l’équipage ont dû sauter en parachute, l'un atterrissant sur les toits des Grands Magasins du Louvre et un autre place Clichy.

Henry Deutschmeister, producteur à succès de l'époque, adhère au projet et achète le scénario, d'abord intitulé « Au petit Jésus » puis « Lili et Lulu » ou « les Bonnes Sœurs ». Trouvant que Jean-Charles Tacchella et Gérard Oury sont de trop jeunes scénaristes, il fait appel à un « vrai constructeur de film », Léo Joannon, mais les scénaristes ne s'entendent pas avec ce réalisateur expérimenté. 
Les rôles de Lili et Lulu sont par la suite prévus pour deux célèbres actrices jumelles italiennes, Pier Angeli et Marisa Pavan, qui n'ont jamais eu l'occasion de jouer ensemble. 
Finalement, Deutschmeister n'arrive à convaincre aucun distributeur et ne trouve donc aucun financement pour le projet, qui est abandonné.
Une rencontre qui fait mouche
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Le 2 avril 1965, Gérard Oury reçoit Bourvil et Louis de Funès dans son appartement pour leur soumettre l'intrigue. 
Les deux acteurs s'imaginent mal interpréter deux jumelles mais Oury a évidemment transformé l'histoire : « Les rôles principaux : Deux filles ? Et alors ? Je les transformerai en hommes ! Sautant en parachute de leurs bombardiers en flammes, les aviateurs anglais arriveront dans votre vie : toi, Louis, un grand chef d'orchestre puisque tu sais jouer du piano, toi André, un peintre en bâtiment en train de ravaler le mur surplombant la Kommandantur du Gross Paris ! ».

Après quinze jours d'hésitation à cause de la période historique abordée, le producteur valide le projet et récupère, moyennant finances, les droits du scénario auprès d'Henry Deutschmeister. 
Sollicité par Oury, Jean-Charles Tacchella ne désire pas s'impliquer dans la poursuite de leur ancien travail. Dans les premiers temps du projet, Oury annonce à la presse un synopsis encore très proche du scénario d'origine : « Nous les retrouverons tous les deux pendant la dernière guerre, à la tête d’un réseau qui s’emploie à faire fuir la France occupée à des prisonniers alliés évadés. Chacun a sa filière. Bourvil, frère d’une bonne sœur, achemine ses passagers de couvent en couvent, tandis que Louis de Funès, parent d'une dame de mauvaise vie, transfère les siens de l'une à l’autre de ces « maisons » abolies plus tard par Marthe Richard. 
Seulement, une interférence se produit. Bourvil et ses évadés se retrouveront dans les « maisons » de Louis de Funès, tandis que celui-ci empruntera la filière des couvents ». 
Le but de l'ensemble de l'équipe est ouvertement d'approcher la réussite artistique et commerciale réalisée par Le Corniaud, qui totalise déjà deux millions d'entrées à la fin du mois d'avril 1965.
Budget et tournage
Le tournage a débuté le 16 mai 1966 et s'est déroulé sur dix-sept semaines. Le budget du film est de 14 millions de francs, soit l'équivalent à l'époque de 1,3 milliard d'anciens francs, ce qui en fait alors le film français le plus cher à l'époque.

Georges Auric avait composé des génériques de début et de fin pour le film, que Gérard Oury a finalement décidé de ne pas utiliser, pour ouvrir le film par le simple son de l'avion et des bombardements, et le clore sur une dernière reprise de « La Damnation de Faust » de Berlioz.
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Un succès immense encore aujourd'hui.
Avec plus de 17 millions de spectateurs lors de sa 1re exploitation en salles (de 1966 à 1975), le film demeure pendant plus : 
  • de 30 ans le meilleur score du box-office français toutes nationalités confondues (avant d'être dépassé par Titanic en 1998) et 
  • de 40 ans le plus grand succès d'un film français sur le territoire français.
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Il sera dépassé par « Bienvenue chez les Ch'tis » de Dany Boon en avril 2008. 
Cependant, proportionnellement à la population française des deux époques, La Grande Vadrouille reste au premier rang. Il est à ce jour 3e au palmarès des films français les plus vus en France, précédé par « Bienvenue chez les Ch'tis » et « Intouchables ».
Succès en France mais aussi à l'international
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C'est en Union soviétique que le film aura le plus de succès. Il sort sous le titre Большая прогулка et enregistre 37,8 millions d'entrées.

Alors que « Le Corniaud » avait fait un bide en Italie, bien qu'il se déroule en grande partie dans le pays, La Grande Vadrouille a été un succès en Italie. Le film qui est sorti sous le titre « Tre uomini in fuga » s'est placé en 11e place du box-office Italie 1966-1967 avec plus de 5 millions d'entrées.

Le film connaît un succès international, y compris en Allemagne où il fut la première comédie présentée à l'écran consacrée à la Seconde Guerre mondiale, et réalisa 3 300 000 entrées lors de sa ressortie en 1974. Le titre allemand d'origine est « Drei Bruchpiloten in Paris » mais il sera renommé « Die große Sause » pour la sortie DVD.

En Espagne, il fait sous le titre « La gran juerga » 1 369 370 entrées ainsi que 777 000 en Suède sous le titre « Den stora kalabaliken ».

En 1968, la filiale de Disney Buena Vista Distribution achète les droits de distribution et annonce la sortie du film « La Grande Vadrouille » aux États-Unis. Ils s'offrent ainsi la possibilité de concourir pour les Oscars dans la catégorie film étranger. Le film sort en février 1969 sous le titre « Don't Look Now... We're Being Shot At ».


Souces : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Grande_Vadrouille
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